Pas grand chose à dire sur ce 2ème bêtisier qui repose toujours sur les mêmes gags se passant au pénitencier.Allez, on va retenir les gags successif sur le dresseur qui essaie d'apprendre à Rantanplan comment nabger (alors que lui-même ne sait pas). C'est maigre. Ce n'est pas que les gags soient particulièrement mauvais ; mais ils sont vite lus, vite oubliés...
Suite à une gaffe de trop dont l'inspecteur a été victime, Rantanplan est échangé avec un chien plus compétent venant de la prison d'Alcatraz - où lui-même va se rendre.. Cette fois-ci, les choses avancent rapidement, Rantanplan quittant son pénitencier dès la p.7 et remplacé par un chien nommé Wolf.
On va donc suivre les deux lieux tour à tour. Rantanplan est l'objet de certains espoirs de la part du chef d'Alcatraz qui a accueilli récemment un prisonnier particulièrement dangereux ;

alors que Wolf, lui, un brin psychorigide, va vite gâcher la tranquille routine des gardiens et du directeur jemenfoutiste de la prison. Le contraste donne des moments particulièrement amusants, avec tous les efforts des gardiens pour faire renvoyer un Wolf trop compétent pour eux et le directeur d'Alcatraz aux méthodes particulièrmeent dures qui essaie de retrouver le détenu évadé avec l'aide involontaire de Rantanplan. L'histoire avance régulièrement des deux côtés, avec toujours de bons gags, ce qui fait que je ne me suis jamais ennuyé à la lecture de cet album.
Voici un bêtisier très réussi qui contraste fortement avec le précédent. Cela tient principalement à 2 choses :
- d'abord, on sort du pénitencier pour se retrouver dans la petite ville de Nothing gulch. L'atmosphère change donc et les gags aussi, ce qui est agréable. Au lieu d'embêter les bandits et (surtout) les gardiens, Rantanplan va se trouver aux côtés d'humains bien plus variés, tels un juge, un croquemort ou une romantique jeune fille. Mais il rencontrera aussi des indiens, des bandits, des fermiers... Beaucoup de gags tournent toujours autour de la paresse ou de la gloutonnerie du cabot mais le contexte plus varié les rend plus intéressants.
- et surtout, on a, dès la page 9 (et même dès la couverture), un nouveau personnage important et récurrent qui apparaît : un chiot (non nommé et qui ne parle pas) que deux vieilles dames de Nothing gulch confient à Rantanplan pour qu'il fasse son éducation. Et, chose surprenante, celui-ci le fait : bon, essentiellement, il lui apprend à dormir et à se goinfrer mais l'intention est là et un véritble lien se noue entre les deux, ce qui rend leur relation touchante
En bonus, on notera, en fin de volume, quelques gags avec Jolly JUmper et Lucky Luke