Après l'amitié, place à l'amour. Sans être central, c'est aussi un thème qui a sa place dans la série. Bon, Iruma est un shônen qui reste très sage. Sans être totalement absent (une scène de bain lors du festival des récoltes, 2-3 tenues affriolantes…), le fanservice est relativement sage et, si on parle de succubes, ça ne va pas chercher bien loin. Et les relations amoureuses, qu'elles concernent les adolescents ou les adultes, sont assez sages également, sauf peut-être pour un personnage très secondaire (mais qui devrait prendre de l'importance d'après quelques spoils que j'ai lus) : le frère de Jazz, qu'on voit avec plusieurs démones très peu vêtues.
J'avais une phrase préférée sur l'amitié (« Je ne suis pas ton ami, c'est toi qui es le mien. »). Il y en a aussi une toute simple et qui résume assez bien la mentalité des démons, elle vient de la diablodole Gyary qui répond à Iruma qui s'étonne qu'elle veuille épouser Kuromu : « On aime qui on aime, non ? ». C'est simple et efficace (dommage – ou pas car c'est un personnage très drôle) - que celle qui la prononce soit débile mais bon... Ceci dit, sans être absentes, les amours homosexuels restent assez rares : on peut penser à Eiko qui a flashé à la fois sur Amélie et Iruma ou à Amduscias qui est clairement amoureux de Derkila.

La majorité des amourettes restent donc hétéros. A part pour Iruma et Amélie (et encore…), elles n'avancent guère et reprennent bien les clichés du genre, entre timidité et quiproquos. Chez les adultes, par exemple, on peut penser à la professeur Momonoki, amoureuse de Callégo (sans que rien ne soit dit des sentiments de ce dernier) et chaperonnée par son grand-père (qui est lui-même un pervers). Mais ça doit être à peu près tout, à part pour les parents des élèves.

Il faut donc chercher les romances chez les élèves. Les harems sont surtout là pour le gag, avec Gyary et Iruma, le harem de ce dernier augmentant de plus en plus au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire – et encore, par rapport à cette image, on pourrait aussi ajouter Gyary et Sheeda.

On a aussi un numéro musical qui joue là-dessus en mettant Elizabetta au centre d'un harem inversé.
Mais on a quelques romances plus développées : Iruma et Amélie est ma préférée, ceux-ci ayant des moments romantiques assez nombreux, même si Iruma ne s'en rend pas forcément toujours compte – mais il se pose quand même quelques questions – contrairement à Amélie qui a assez vite pris conscience de ses sentiments. J'apprécie surtout le fait que ces deux-là se motivent l'un l'autre pour se dépasser et atteindre leurs ambitions, ce qui les rapproche également.
Sur un mode plus comique, cette dynamique vaut d'ailleurs aussi pour Gyary et Kuromu, cette dernière ne voulant pas céder pour que Gyayry continue à la vouloir et à progresser pour atteindre son niveau.
Quelques autres romances apparaissent au fil des volumes, de façon plus ou moins développée : Lied-Elizabetta (qui est clairement à sens unique pour le moment), Kamui-Marianne… Certaines sont, à ce stade, vraiment juste des gags mais pourraient donner lieu à des développements si l'auteur décidait de partir là-dessus pour faire quelque chose d'un peu plus sérieux : Zézé et Silvia Sabnock forment ainsi un duo assez marrant, je trouve.

Le shipping fait toujours partie des charmes des mangas. Sans être centraux dans Iruma, ils ont quand même une certaine importance qui contribue à l'intérêt du titre et à l'implication des lecteurs qui auront leurs couples préférés, canons ou non.





