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Iruma à l'école des démons - Osamu NISHI

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Re: Iruma à l'école des démons - Osamu NISHI

Messagede Cyril91 » 16/02/2026 19:21

Message précédent :
Après l'amitié, place à l'amour. Sans être central, c'est aussi un thème qui a sa place dans la série. Bon, Iruma est un shônen qui reste très sage. Sans être totalement absent (une scène de bain lors du festival des récoltes, 2-3 tenues affriolantes…), le fanservice est relativement sage et, si on parle de succubes, ça ne va pas chercher bien loin. Et les relations amoureuses, qu'elles concernent les adolescents ou les adultes, sont assez sages également, sauf peut-être pour un personnage très secondaire (mais qui devrait prendre de l'importance d'après quelques spoils que j'ai lus) : le frère de Jazz, qu'on voit avec plusieurs démones très peu vêtues.

J'avais une phrase préférée sur l'amitié (« Je ne suis pas ton ami, c'est toi qui es le mien. »). Il y en a aussi une toute simple et qui résume assez bien la mentalité des démons, elle vient de la diablodole Gyary qui répond à Iruma qui s'étonne qu'elle veuille épouser Kuromu : « On aime qui on aime, non ? ». C'est simple et efficace (dommage – ou pas car c'est un personnage très drôle) - que celle qui la prononce soit débile mais bon... Ceci dit, sans être absentes, les amours homosexuels restent assez rares : on peut penser à Eiko qui a flashé à la fois sur Amélie et Iruma ou à Amduscias qui est clairement amoureux de Derkila.

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La majorité des amourettes restent donc hétéros. A part pour Iruma et Amélie (et encore…), elles n'avancent guère et reprennent bien les clichés du genre, entre timidité et quiproquos. Chez les adultes, par exemple, on peut penser à la professeur Momonoki, amoureuse de Callégo (sans que rien ne soit dit des sentiments de ce dernier) et chaperonnée par son grand-père (qui est lui-même un pervers). Mais ça doit être à peu près tout, à part pour les parents des élèves.

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Il faut donc chercher les romances chez les élèves. Les harems sont surtout là pour le gag, avec Gyary et Iruma, le harem de ce dernier augmentant de plus en plus au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire – et encore, par rapport à cette image, on pourrait aussi ajouter Gyary et Sheeda.
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On a aussi un numéro musical qui joue là-dessus en mettant Elizabetta au centre d'un harem inversé.

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Mais on a quelques romances plus développées : Iruma et Amélie est ma préférée, ceux-ci ayant des moments romantiques assez nombreux, même si Iruma ne s'en rend pas forcément toujours compte – mais il se pose quand même quelques questions – contrairement à Amélie qui a assez vite pris conscience de ses sentiments. J'apprécie surtout le fait que ces deux-là se motivent l'un l'autre pour se dépasser et atteindre leurs ambitions, ce qui les rapproche également.

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Sur un mode plus comique, cette dynamique vaut d'ailleurs aussi pour Gyary et Kuromu, cette dernière ne voulant pas céder pour que Gyayry continue à la vouloir et à progresser pour atteindre son niveau.

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Quelques autres romances apparaissent au fil des volumes, de façon plus ou moins développée : Lied-Elizabetta (qui est clairement à sens unique pour le moment), Kamui-Marianne… Certaines sont, à ce stade, vraiment juste des gags mais pourraient donner lieu à des développements si l'auteur décidait de partir là-dessus pour faire quelque chose d'un peu plus sérieux : Zézé et Silvia Sabnock forment ainsi un duo assez marrant, je trouve.

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Le shipping fait toujours partie des charmes des mangas. Sans être centraux dans Iruma, ils ont quand même une certaine importance qui contribue à l'intérêt du titre et à l'implication des lecteurs qui auront leurs couples préférés, canons ou non.
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Re: Iruma à l'école des démons - Osamu NISHI

Messagede Cyril91 » 18/02/2026 16:28



A la fin du tome 31, Opéra promettait aux anormaux de leur en faire baver. On peut dire que la promesse est tenue, même si, au final, il se montre un peu plus gentil que Callego (j'aurais bien aimé un dialogue des anormaux pour comparer les deux) ; mais la première épreuve qu'il leur fait subir a une utilité qui apparaît progressivement et elle donne de très bons résultats que l'on peut voir à la fin de la première partie du volume.

La deuxième est consacré à un événement que l'on avait déjà vu au début du manga mais dans laquelle nos héros jouent cette fois-ci un autre rôle : la journée de recrutement des batoras. Iruma, Alice et Clara doivent trouver de nouveaux adhérents mais le 4ème membre du batora va leur créer quelques ennuis... tout en se montrant très efficace à sa façon, et plus impliuqué que les trois autres au final - je me suis dit, en lisant ce tome, que c'est lui qui devrait être le chef du batora de création d'objets démoniaques, et pas Iruma.
La phase de recrutement est surtout l'occasion de revoir les élèves de première année qu'on avait vus lors de l'épreuve de l'arrache-coeur. Ceux-ci ont noué des liens forts avec leurs aînés et ont donc souvent envie de les retrouver dans leurs batoras, ce qui donne des moments assez touchants et mignons... ou très drôles pour 2 personnages en particulier, avec un passage qui m'a fait rire comme un débile alors que j''étais dans le métro :
[Révéler] Spoiler:
la tronhe de Kamui quand il présente son projet de batora devant Marianne et sa fuite devant la colère de celle-ci avec un caquetage en onomatopée. C'était inattendu et génial.
J'espère qu'on aura d'autres passages avec ces deux-là par la suite.
Dans le genre humoristique, j'ai bien aimé aussi le passage au BDE qui a 2 nouvelles recrues : comme le dit l'un des anciens, si l'une des recrues rencontre Ronové, ça risque d'être quelque chose... Encore un passage que j'ai envie de voir.

Et au milieu de ces moments plutôt calmes et axés sur la détente (enfin, ça se discute un peu pour les anormaux lors de leur cours avec Opéra), on a aussi un moment plus sérieux qui est teasé par Osamu Nishi. Le prochain deviculam devrait être important pour le monde des démons, et notamment pour 3 de nos personnages principaux. Ca donne envie d'y assister.
Dernière édition par Cyril91 le 23/02/2026 20:35, édité 1 fois.
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Re: Iruma à l'école des démons - Osamu NISHI

Messagede Cyril91 » 23/02/2026 20:22

La musique occupe une place assez importante dans le monde d'Iruma. De façon assez classique (cf. Saint Seiya, Dandadan, Hunter x Hunter…), ça peut être un pouvoir utile en situation de combat. Mais ça reste relativement rare : on n'a guère vu que Polo Amduscias l'utiliser lors de son incursion à Babyls dans le tome 30.

On voit son importance surtout dans 2 situations pour le moment :

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- d'abord dans le cadre du festival de la fin de l'année scolaire puisque les anormaux choisissent de jouer une sorte de comédie musicale pour mettre en valeur Elizabetta et Soï Purson, celui-ci étant un trompettiste discret mais particulièrement doué. Quant à Iruma, il va devoir se mettre au piano sous la direction de… Callego qui est vraiment doué dans toutes les matières. La pièce de théâtre est très bien mise en scène et la représentation est particulièrement intense. Le fait qu'elle permette aux vainqueurs de la compétition de gagner des rangs montre l'importance qu'occupe la musique dans cet univers.

- et surtout avec les diablodoles. Celles-ci, références évidentes aux idoles japonaises, ont pour mission de calmer les nerfs des démons pour éviter qu'ils ne sombrent dans leurs cycles du mal et ne deviennent des démons primaux. Leur importance est donc essentielle. On a deux séquences principales axées sur Keroli (alias Kuromu quand elle est sur scène), une des anormales qui est une star de la chanson et a droit à 2 arcs. Sa chanson fétiche, Petite diablesse, est régulièrement mise en scène dans la série, avec des chanteurs variés puisqu'elle chante deux fois en duo avec un Iruma travesti et qu'elle oblige une autre fois Iruma à chanter avec Lied– tous deux travestis.

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On a un bon exemple des effets de la musique des diablodoles lors de l'arc de Walter park puisque sa musique permet de calmer les enfants démons alors qu'ils sont en danger (et que leur stress pourrait les faire basculer plus facilement vers le stade de démon primal lorsqu'ils seront adultes) mais aussi de donner plus de confiance en elle à Amélie lorsqu'elle combat une des 3 bêtes, ce qui est essentiel étant donnée la nature de son pouvoir héréditaire, Romantista.

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Le dessin animé a le mérite de permettre d'entendre ces chansons qui sont très réussies : les différents duos fonctionnent très bien. On a aussi 2 chansons supplémentaires avec la famille Valac lors de la fête des batoras et lorsque le pauvre Callego vient lui rendre visite pour parler à Clara : comme la famille Vlac, ce sont des chansons drôles, absurdes et entraînantes. Les 6 génériques sont également plutôt bons, avec une préférence pour l'ending de la première saison.

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Mais la chanson que j'ai le plus envie d'entendre, en espérant que ce soit pour la saison 4 qui ne devrait pas tarder, c'est la version « mi-rock, mi-choupinou » de Petite diablesse lors du grand tournoi des diablodoles (l'équivalent des concerts de fin d'année). La chanson de Gyary pourrait aussi être assez amusante.

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Les liens vers les chansons :
Ma patite diablesse avec Kuromu et Iruma : https://www.youtube.com/watch?v=zGxT1-1vH4E
Irma et Lied : https://www.youtube.com/watch?v=oF8TE1fowUU
Kuromu seule : https://www.youtube.com/watch?v=FPY8sJIz3Qk
En karaoke : https://www.youtube.com/watch?v=h3pM64PfFA4

Une fille amoureuse est invincible : https://www.youtube.com/watch?v=h3pM64PfFA4

La famille Valac dans ses oeuvres (mention particulière pour la deuxième avec le pauvre Callego pris dans la tempête) :
https://www.youtube.com/watch?v=o8qzMlC2qjo
https://www.youtube.com/watch?v=0eh_p_ZPZsQ
https://www.youtube.com/watch?v=1nM7p675Ay0

L'hymne de Babyls (à 0:37) : https://www.youtube.com/watch?v=aMiwBuyipys

La chanson de Ronove : https://www.youtube.com/watch?v=gzegctJFLvE
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Re: Iruma à l'école des démons - Osamu NISHI

Messagede Cyril91 » 07/03/2026 05:38

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Et je finis mes analyses des thèmes principaux du manga avec l'enseignement : l'action se passant essentiellement à l'école et/ou avec d'autres élèves ou professeurs pour les arcs qui ne s'y passent pas (Walter park, diablodoles…), l'éducation est évidemment quelque chose d'important. Babyls est la principale école (en tout cas celle que l'on suit), même si on apprend plus tard, au tome 23, que d'autres établissements existent : l'institut souterrain Jacapo, qui est une tour avec des étages à franhir et, pour les derniers étages, des boss appelés Floor masters (ça me rappelle quelque chose :lol: ) ; et l'académie aquatique Lévalion qui met l'accent sur les bonnes manières.

Au début de la deuxième année des anormaux, on apprend aussi que, pour être admis à Babyls, c'est le talent, et non l'âge, qui compte, comme le montre le cas de Chima qui n'a que 11-12 ans et qu'il y a un examen d'entrée.
La scolarité y dure 6 ans : le but est d'atteindre au moins le rang 4 (c'est-à-dire Dalet) à la fin de la scolarité. Pour cela, divers cours de magie sont organisés sur des thèmes variés allant de la botanique aux travaux pratiques en passant par la séduction ou le soin apporté aux familiers avec des professeurs spécialisés aux caractères très différents. La difficulté des cours et les matières évoluent évidemment au fil des années. Sur ce point-là, on est très proche d'Harry Potter.

Mais il y a aussi des spécificités qui sont plus proches de la culture japonaise, comme les batoras qui correspondent aux nombreux clubs existant dans les collèges et lycées japonais – le bureau des élèves est ainsi présent dans de nombreux mangas, comme Food wars ou Fruits basket et a une forte influence sur les professeurs et un rôle important dans l'organisation de la vie scolaire – la forte personnalité de sa présidente n'y étant pas pour rien.

La scolarité est marquée par un certain nombre d'examens, classiquement scolaires pour certains (épreuves écrites avec notation sur 100), plus adaptés à la nature démoniaque des personnages pour d'autres. Ceux-ci peuvent permettre de valider une année scolaire et surtout de gagner des rangs en fonction de la qualité de la prestation – les professeurs (voire un jury extérieur dans le cas du festival de musique) restant juges des récompenses à accorder ou pas. On notera qu'ils ne visent pas à mettre en valeur la simple puissance physique ou en matière de combat, qui ne semble pas être considérée comme intrinsèquement plus importante par rapport aux autres capacités dans la société démoniaque. Les professeurs qui sont de rang 7 (pour la plupart) à 9 (pour le principal ; et peut-être pour Opéra?) ont ainsi des capacités assez variées.

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Ce sont d'ailleurs des personnages vraiment intéressants. Ils sont compétents, dans leur domaine d'enseignement comme de façon générale. Comme celles de leurs élèves, leurs compétences sont variées et ne concernent pas toutes les combats : ainsi, un professeur a un pouvoir lié à la chance, un autre un pouvoir de soin… Ils savent faire preuve de pédagogie pour apprendre des choses à leurs élèves, même si c'est plus le cas pour certains que pour d'autres et si cette pédagogie peut amener à certaines situations extrêmes, comme on a pu le voir dans le volume 32. Enfin, ils sont dévoués à leurs élèves et les protègent en cas de danger grave : on l'a vu lors du festival des récoltes lorsqu'ils interviennent pour les sauver quand la faune et la flore locale les menacent et, encore plus, face à Atori où ils abandonnent (du moins temporairement) leur rôle d'examinateur pour « donner une cruelle leçon » à l'agresseur. Leur devise, régulièrement répétée, est d'ailleurs : A la protection de nos chers élèves, nous nous dévouons corps et âme, et à quiconque s'en prend à eux, nous donnons une cruelle leçon."

Mais, à côté, ils restent des démons, agissant souvent de façon assez puérile avec leurs élèves qu'ils n'hésitent pas à maltraiter – pour leur bien évidemment. On se demande parfois s'il s'agit de pédagogie ou simplement de puérilité (Robin ne laisse aucune chance à Lied ; mention spéciale aussi au sergent Furfur) voire de pur sadisme, même si celui-ci comporte des limites (quoique ça se discute pour le prof de torture).

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On sent que Callaigri, s'il protège ses élèves (Walter park, Atori) aime aussi les pousser dans leurs retranchements et les faire morfler – ceux-ci le lui rendant d'ailleurs bien, ce qui provoque de nombreux moments très drôles, comme lors du renouvellement du pacte de familier.
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