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* * * Ciné-Club 130 Bardot = "La Vérité" (Clouzot 60) * * *

La politique, la musique, le cinéma, les jeux vidéos et la culture en général lorsqu'elle ne traite pas directement de bande dessinée

Re: * * * Ciné-Club 129b = Panique (Duvivier 46) * * *

Messagede lobo » 04/01/2026 00:02

Message précédent :
Et voici le mien, comme euh... tarde un peu...
La vérité : 3
Vie privée : 2
Et dieu créa la femme : 1
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Re: * * * Ciné-Club 129b = Panique (Duvivier 46) * * *

Messagede sergent latrique » 04/01/2026 21:40

jolan a écrit:Selon moi, avant la scène du lit, elle ne le croit pas vraiment.
Il a sorti son baratin mais elle est habituée.
Il n'a pas encore avoué, mais pour elle ça ne change rien.
Au fond d'elle-même elle se doute que ça pourrait bien être lui le meurtrier.
Mais elle s'y est mal prise, comme une idiote, direct elle lui sort la somme de 3000 francs et il est obligé de mentir.
Il n'a pas volé la vieille pour lui offrir un manteau de riche, mais pour les dépenser lui-même.
Et quand il avoue finalement que c'est lui, ça ne la surprend aucunement.


Scène intéressante effectivement, avec ce revirement. Je pense qu'Alice a une sincérité dans sa démarche et qu'elle rêve d'une vie avec un Alfred rangé des voitures (il travaille dans un garage :D ) mais que la passion amoureuse l'emporte sur sa raison. Elle a fait de la taule pour le couvrir et est prête à accepter n'importe quoi de sa part.


Mes votes pour la séance BB:

1960 - La Vérité de Henri Georges Clouzot 3pts
1958 - En cas de malheur de Claude Autant-Lara 2 pts
1955 - Futures vedettes de Marc Allégret 1 pt
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Re: * * * Ciné-Club 129b = Panique (Duvivier 46) * * *

Messagede jolan » 04/01/2026 21:52

Ce qui nous fait pour l'instant :

1960 - La Vérité = 6 pts
1961 - Vie privée = 5 pts
1956 - Et Dieu... créa la femme = 3 pts
1958 - En cas de malheur = 2 pts
1955 - Futures vedettes = 1 pt
1969 - L'Ours et la poupée = 1 pt

:lisezmoi:
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Re: * * * Ciné-Club 130 en hommage à Brigitte Bardot * * *

Messagede euh... si vous le dites » 04/01/2026 22:03

1973 - L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise : 3 points
1959 - Babette s'en va-t-en guerre de Christian Jacque : 2 points
1955 - Cette sacrée gamine de Michel Boisrond : 1 point

J'ai choisi au hasard ceux qui me semblaient les plus nuls. :D
Bon, comme ça, on devrait partir sur le Clouzot où j'espère ne pas être à l'abri d'une bonne surprise.

Et promis, je regarde le Duvivier demain.
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Messagede jolan » 04/01/2026 22:26

Oh l'aut'eh, il a même pas voté pour le Autant-Lara, son réal préf' :P

Je me permets de glisser mon petit avis :

"En cas de malheur" de Claude AUTANT-LARA - 1958
Avec Gabin et Bardot. J'ignorais qu'ils avaient joué ensemble (il me reste encore quelques films non vus de la filmo de Gabin à mater). Bon, on a là un scénario (d'après Simenon) très vide, et un film totalement inutile, raté, chiant. Rien à garder. Bardot est insupportable, cela dit très convaincante malgré elle en garce idiote. On a envie de la baffer. A la fin elle se fait trucider. Bien fait pour sa face.
2/20

Nous allons attendre ta critique du Duvivier, et voir s'il n'y a pas des cinéphiles supplémentaires...

Tiens j'y pense, tu pourrais faire tes séances avec mademoiselle Euh.

Pourquoi ne lui suggèrerais-tu pas de se joindre à notre petit Ciné-Club ? :hug:
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Messagede Julien Despreux » 05/01/2026 02:23

Si cela peut aider, il semble d'après les articles de presse des derniers jours que les 5 films indispensables de BB soient :

- Le Mépris
- La Vérité
- En cas de malheur
- Et Dieu ... créa la femme
- Viva Maria !

Cela tombe bien, car pour ma part, il n'y a que Vie Privée qui n'est pas cité et que je n'ai pas encore vu. A la lumière de la vocation initiale de BB comme danseuse, il peut être intéressant de visionner sous cet angle les scènes chorégraphiées de La Vérité ainsi que Et Dieu ... créa la femme, par exemple.

En regard de ce qui a parfois été évoqué sur les plateaux dernièrement, la question n'est pas de savoir si BB était une bonne, moyenne ou mauvaise actrice. Elle était BB, tout simplement ...

P.S. : Si vous êtes pressés, admirez le générique du Mépris, appréciez la construction en flash-back de La Vérité, et ambiancez vous avec le mambo de Et Dieu ... créa la femme. En cas de malheur, pour la confrontation dans tous les sens du terme entre Gabin et Bardot, et Viva Maria ! de même avec Jeanne Moreau !
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Messagede Funkyyy » 05/01/2026 03:23

admirez le générique du Mépris


"D'après le roman d'Alberto Moravia" cette phrase a toujours résonné en moi à la vision du Mépris et de son générique. Pour son ton, sa cadence et son hommage. :love:
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Messagede euh... si vous le dites » 06/01/2026 12:28

Panique – Julien DUVIVIER – 1946

Désolé pour le retard de visionnage mais bon voilà, ça y est c'est fait.
Et comme je le pensais je n'ai pas du tout aimé. Non, décidément, je ne me ferai jamais à ce cinéma-là.
Non, en fait, je blague, j'ai trouvé le film excellent. :D
Je n'ai pas lu le roman de Simenon, ni vu le film de Leconte donc j'arrivais totalement vierge devant le film.
Bon, on va pas dire que ça respire la confiance dans l'espèce humaine. Le film donne une vision de la société des humains particulièrement désabusée (et c'est un euphémisme). On sent l'étau se resserrer petit à petit autour de ce Mr Hire, trahi dans le passé (on devine que sa femme s'est fait la malle avec son ami) et qui cache cette meurtrissure derrière une vie de misanthrope qui dérange. Mais un jour sa vie bascule, il s'entiche d'une jolie femme, il se rêve en protecteur. Mais c'est la femme qu'il fallait pas. Son destin est dès lors scellé, il sera tragique.
De l'autre côté, Alfred est juste un petit minable mais Alice en est follement amoureuse. Est-ce suffisant pour voir en elle une idiote? Ca me parait trop simple, cela relève pour moi d'un jugement moral trop lapidaire, comme on dit "le coeur a ses raisons que la raison ne peut pas connaître". Je me range à son égard du côté de la vision qu'en ont lobo et le Sergeant. Sinon, ce serait réduire la subtilité, la complexité du personnage et du film.
Quand elle se rend compte de l'humanité de Hire, quand elle sait qu'elle va lui nuire, quand tout lui dit de lâcher ce minable d'Alfred, parce qu'elle sait que c'est un minable, ben non, en fait elle l'aime. Comme elle a accepté de souffrir en prison pour lui, elle accepte de se faire complice d'un assassin et de précipiter la mort d'un homme en trahissant la confiance qu'il avait en elle. On est vraiment dans l'expression "se donner à quelqu'un". Corps et âme. Même si ça lui en coûte . Tout d'abord, la prison et maintenant le remords ou si ce n'est le remords au moins la tristesse. Le romantisme, c'est parfois très noir.

Ma note : 15/20
Dernière édition par euh... si vous le dites le 06/01/2026 12:34, édité 1 fois.
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Messagede euh... si vous le dites » 06/01/2026 12:29

jolan a écrit:Tiens j'y pense, tu pourrais faire tes séances avec mademoiselle Euh.


Mademoiselle euh... pour l'instant, elle étudie et elle n'a pas le temps de regarder des films.
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Messagede jolan » 06/01/2026 19:57

Voir des films, c'est aussi étudier... bref

Cela nous donne pour la séance 129b "Panique" (Duvivier 46) = 14,25

Ce qui le place parmi les meilleures notes du Ciné-Club

Tu vas pouvoir adorer le prochain film maintenant (je vous l'envoie sous peu) ;)
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Messagede jolan » 27/01/2026 02:37

Bon...

Revu.

J'attends au moins un avis pour mettre le mien.
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Messagede sergent latrique » 30/01/2026 23:09

Même si c'est la nuit, je commence à voir le jour et à sortir la tête du boulot dans les prochains jours.
Je poste donc ma petite note sur La vérité.

La vérité de H.G.Clouzot (1960)

Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de voir ce film, en effet, j'ai peu le goût des films de procès où la majorité des scènes se déroulent dans un tribunal. Le début du film avec une Brigitte Bardot en femme libre avec sa moue boudeuse ne m'attirait pas beaucoup plus.Il m'a fallu donc faire abstraction de Bardot, l'actrice sex-symbol, la personne publique qui colle à son personnage de femme légère et sensuelle.
Je retiens qu'au fur et à mesure du film, sa gaieté disparaît, la passion la dévore et la croqueuse d'hommes volage devient sombre, dans le box du prétoire ou dans sa cellule. Le film daté de 1960, est une peinture de la société de l'époque, avec ses contrastes. Une jeunesse frivole cherche à s'amuser, une autre à faire carrière (Sami Frey, Marie José Nat) dans un monde encore très rigoriste, les discours moralisateurs du juge (Louis Seigner)
nous rappellent que cette époque considère durement les filles libérées, libres de leur corps et de leurs sentiments.
Les mots du président du tribunal sont d'une moralité sévère qui parait totalement dépassée aujourd'hui.

H.G Clouzot livre un film qui entremêle un parallèle entre un temps court (les journées d'audience au tribunal) et l'histoire d'une passion amoureuse qui se termine en tragédie.
L'histoire de la passion amoureuse, chaotique, erratique entre Bardot et S.Frey et la joute oratoire millimétrée et calculée entre le procureur et l'avocat.
On retrouve en arrière plan, la vie d'une jeune fille et sa soeur montées à Paris à la fin des années 50 et la vie nocturne des cafés et clubs parisiens avec une distribution de seconds rôles alléchante (Jacques Perrin, Claude Berri, Marie José Nat pour ne citer qu'eux) et le film fourmille de seconds rôles des années 50, que ce soit au tribunal, dans la rue ou dans la bande de jeunes.
Pour l'histoire, le film s'inspire d'une affaire réelle, celle de Pauline Dubuisson, qui après son procès et sa peine terminée a été replongée à cause du le film dans son passé mortifère et a fini par se suicider. D'aucun ont accusé Clouzot d'avoir été cause indirecte de sa mort.
Techniquement, le film est maitrisé, Clouzot arrivant à faire passer sans ennui les scènes d'affrontement verbaux entre Vanel et Meurisse, tous deux à leur place dans le prétoire.
L'ironie n'est pas absente, et le tribunal, sorte arène ou cirque où chacun joue sa partition, sort ses effets, joue les émotions est une sorte de mise en abyme théâtrale dans un spectacle et tout ceci n’apparaît que comme une comédie sinistre qui se termine par extinction de l'action publique.
Les répliques sont parfois cinglantes et le final désabusé, lorsque les deux jouteurs de congratulent en se disant que prochainement, leurs rôles seront inversés. Mascarde judicaire pourrait-on
ajouter. La vérité, quelle vérité ? Le thème central du film reste bien la vérité, ou les vérités, celle de Dominique, celle de Gilbert qui se projette dans un monde réglé comme du papier à musique, sa carrière, son mariage, et la fantasque, sensuelle Dominique, à l'opposée
de sa soeur (délicieuse mais effacée Marie-José Nat dans son rôle de jeune fille rangée). La vérité, celle de Dominique Marceau, dans son for intérieur, qui va s'assagir pour rester près de son amant, celle de Gilbert Tellier qui ne peut plus témoigner, mais dont le rôle de gentil garçon n'est pas si innocent qu'il veut le faire paraître, celle étalée au tribunal,
Y a-t-il même une vérité si ce ne sont des faits que chacun interprètent selon ses convictions, à partir de quelques pièces et témoignages.
Comment un couple aussi disparate peut-il durer ? Pourtant, à un certain moment, la passion semble dévorer Dominique .
Au moment où elle semble vaincue, il s'en détache mais persiste à vouloir la garder sous bride.
Le spectateur est le seul à assister aux scènes cruciales, aux disputes, aux mensonges, aux tromperies et tel un voyeur insatiable et forcé doit se forger sa propre opinion entre ce qu'il voit, ce que les instances judiciaires et les enquêteurs exhibent.
Il juge aussi la difficulté de découvrir la vérité.
Je termine le film plus convaincu qu'au départ.
Ma note 13/20

Clouzot au faux air de Lecornu (ah ah ) a la réputation, vérifié d'après les témoignages d'être un bourreau pour ses acteurs et de les maltraiter.
Certaines scènes sont quand même bien réalisées, comme la réconcilation factice avec la nuit d'amour, avant son accident d'autobus.
Dans la filmographie de Clouzot, il y a une ébauche de film assez étonnante où il se met en scène. (aucun rapport avec le film La Vérité) je vous mets le lien de la partie sauvée.

https://www.cinematheque.fr/henri/film/ ... uzot-1950/
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Re: * * * Ciné-Club 130 Bardot = "La Vérité" (Clouzot 60) * * *

Messagede sergent latrique » 30/01/2026 23:10

La vérité si je mens ! Jolan a pas eu l'air emballé par la vérité. :lol:
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Re: * * * Ciné-Club 130 Bardot = "La Vérité" (Clouzot 60) * * *

Messagede jolan » 30/01/2026 23:42

Bah si j'avais bien aimé, c'est même moi qui ai dit que c'était le seul film avec Bardot que je reverrais avec plaisir, d'autant que c'est l'un des seuls où elle joue convenablement.

Je colle ma note écrite sur le moment, sans y revenir

La Vérité - Henri-Georges Clouzot - 1960
Plus que le procès, dont on se fiche pas mal, malgré Vanel, Meurisse et la qualité des dialogues, ce sont les scènes en flash-back que j'aime particulièrement. Le parcours de la jeune Bardot avec ses jeunes amis de la vie nocturne de la rive gauche, Claude Berri, Jacques Perrin, l'écrivain, puis son amant Sami Frey. Puis leur histoire d'amour, qui réserve quelques belles scènes. Et, comme je l'ai dit, la Bardot, qui selon moi livre ici sa seule vraie composition d'actrice, même si le personnage est assez proche d'elle, entre les scènes de danse avec un petit bout de fesses, la liberté sexuelle qu'elle affirme avec arrogance aux bras de nombreux amants, et les tentatives de suicide. A un moment, on ne comprend plus trop ses motivations, en femme affranchie qui séduit tous les hommes et pourrait vivre toutes les histoires d'amour qu'elle voudrait, on se demande pourquoi elle tient tant à se persuader qu'elle est amoureuse du jeune musicien qui va épouser sa sœur, et dont elle est finalement assez éloignée. Leur monde est bien trop différent, seule l'attirance des débuts leur tient lieu de sentiment. Une illusion de s'émanciper de son milieu, son statut social et son passé sans doute. De supplanter sa sœur, qui réussi tout pendant qu'elle échoue tout. Mais j'aime bien ce film, je le trouve plus juste et plus évocateur de cette jeunesse de la fin 50/début 60 dont Clouzot épouse la modernité et les valeurs nouvelles que bien des films de la Nouvelle Vague.
10/20
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