V
étéran de la campagne irakienne, Ismael Vasquez est sujet aux cauchemars et aux hallucinations. Hébergé chez sa sœur qui élève seule son fils au cœur d’un quartier gangrené par les dealers, l’ancien membre d’un gang local aspire à une vie sans histoire. Mais la fragilité née de l’affrontement quotidien avec les démons qui le hantent va céder la place à la vengeance et à l’ultra-violence…
Avec Harden, Joaquim Diaz ne fait pas dans la dentelle. Hormis les rapports entre le trio frère-sœur-neveu, tout est brutalité et éclats de voix. Relativement ordinaire dans la manière de présenter le traumatisme ressenti par celui qui est devenu une machine de guerre ou de laisser entrevoir les coulisses des relations entre les cartels urbains, l’auteur choisit de miser sur un style graphique sans concession. Le cocktail mélangeant trait classique, pour les personnages surtout, et compositions issues de l’infographie, baignées dans des jeux de lumières colorées - qui ont en commun avec les dialogues de ne pas s’embarrasser de nuances - plongent dans une ambiance indiscutable. Si la profondeur de champ donne l’envie de s’attarder sur certaines cases, le recours excessif au flou pour exacerber la sensation de relief ou de rendu cinématographique lasse rapidement. Ce choix concourt à installer un sentiment d’oppression, mais conjugué avec le déferlement de violence, il risque de laisser le spectateur totalement indifférent aux bastons, aux flots d'injures et, pire, au sort de l’ex-soldat.
Premier volet d’un diptyque pour le moins rugueux, Sin piedad réussira peut-être à susciter la curiosité des lecteurs de comics particulièrement « rentre dedans ». Les autres ne devraient pas pousser l’expérience au-delà du feuilletage.
C'est une nouvelle série d'une brutalité et d'une violence sans nom. Les amateurs apprécieront sans doute avec une scène d'ouverture qui ne fera pas dans la dentelle. En ce qui me concerne, c'est trop.
Il s'agit encore d'une banale histoire de vengeance sur fond de guerre urbaine entre gangs avec un petit zeste de fantastique. Notre anti-héros revient de la guerre d'Irak où il est hanté par des visions cauchemardesques. Après les horreurs de la guerre, voici les horreurs de la rue. Le cadre sera celui de Los Angeles qui fait plutôt figure de ville de démons.
Je pense que c'est le type de BD qu'on aime ou qu'on aime pas. Trop horrifique et trop outrancier. D'ailleurs, plus de second tome paru depuis 2013: autant dire que la série a été abandonnée.
Un peu confus par moment, mais à suivre. L l'histoire n'est pas inintéressante et le dessin est pas mal.