A
rrivé à New York avec son amie Yasmina, Johan va découvrir une ville un peu folle où tous les chauffeurs de taxis portent le nom d'un ancien président. Trop impressionné par les gratte-ciel, il va trouver refuge dans le seul endroit qui recèle encore le calme dont, inconsciemment, il a besoin. C'est ainsi qu'il pénètre dans ce paradis verdoyant au milieu de la jungle urbaine.
Loin d'y trouver la sérénité à laquelle il aspire, Johan va s'égarer dans Central Park et y perdre un peu de lui-même pour tenter de renaître à nouveau. Guidé par l'absurde du lieu et la folie de ceux qui y vivent, c'est une remise en question qu'il va entamer au beau milieu de cette démence collective. Dès l'instant où il pénètre dans ce monde à part, il perd pied, quitte la réalité et la vie de tous les jours, pour se faire une place dans un microcosme où les ours se mettent à parler et où un vieux serpent peut en cacher un autre.
Central Park n'est pas à proprement parler une histoire : c'est une tranche de la vie de Johan qui nous est contée, sans véritable début et avec une fin très ouverte. On ne sait pas ce qui l'a conduit à New York et encore moins comment il va en ressortir mais c'est un peu à nous de l'imaginer, de se mettre dans sa situation. Les auteurs nous invitent à nous plonger à notre tour dans la vie de leurs personnages, à s'immerger dans ce monde en vase clos et à rêver d'une vie meilleure.
Alternant avec bonheur des dialogues finement tournés qui ne révèlent rien mais laissent tout sous-entendre et des silences que seule vient habiter la beauté des paysages, Jean-Luc Cornette joue avec les mots et se joue de ses personnages. Qu'est-ce qui est réel et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Question lancinante qui, inlassablement, poursuit le lecteur pour l'inviter à se poser des questions sur sa vie et celle du jeune homme qui lui sert de guide.
Le calme qui prédomine dans cette enclave new-yorkaise est communicatif et celui qui, lassé du rythme trépidant de la modernité, voudra s'y perdre, ne pourra en ressortir que troublé mais heureux, à mille lieues de ses soucis quotidiens. Cette impression de rêve et de paix intérieure, cette sensation que rien ne peut plus nous surprendre, est soulignée par le dessin de Christian Durieux qui, loin de ses précédentes réalisations, compose ici avec un trait plus lâché. Accompagné de couleurs empruntes d'une grande douceur, il renforce l'onirisme de cet endroit pour le moins singulier.
Mais il est des sentiments que les mots ne suffisent pas à décrire. Ce monde est beau, tout simplement, et il vous attend…
Un couple de touristes belges va à New-York en vacances afin de découvrir cette fabuleuse ville. Ils vont aller à Central Park où des choses plutôt bizarres vont commencer à se manifester pour le jeune homme qui va perdre ainsi sa fiancée. Il va se retrouver enfermé à Central Park avec un gardien de prison bienveillant.
Encore une fois, je n'aime pas les récits étranges dénués de toute explication logique où tout est axé sur une philosophie de comptoir ou pseudo-intellectuelle de base. Il faut que les choses aient un sens. Si tel n'est pas le cas, automatiquement cela ne retient guère mon attention. L'auteur a voulu faire du Broussaille (voir le clin d'oeil de la couverture) mais sans parvenir au niveau de cette dernière.
J'ai bien peur que cette lecture soit vite oubliée. On passe ainsi à la suivante ...
Un seul mot pour caractériser cet album: onirique.
On ne sait pas si on est dans le rêve ou la réalité.
Ce qui arrive à Johan est vraiment étrange et chacun peut l'interpréter selon son imagination.
Des répliques qui font mouche: "je me disais aussi que tu semblais moins nombreux que tout à l'heure" (p.24) etc.
Je pense que c'est le genre de BD à laquelle on adhère ou pas, il n'y a pas de demi-mesure.
Moi j'aime beaucoup.
Un bon expresso.