L
e livre des Éphémérides perdues – obscur traité de calculs astronomiques – attise bien des convoitises. Fiamma, une chiromancienne, l’a récupéré par hasard. Bashir, astronome égyptien, le recherche pour le sultan Soliman, de même que Rolf, un soldat, pour Charles, connétable et duc de Bourbon. Il est vrai que l’ouvrage doit permettre de retrouver le légendaire Astrolabe de glace, un artefact capable d’ouvrir la porte des étoiles aux hommes. Bien sûr, le Souverain Pontife ne peut accepter une telle découverte et a lancé sa milice pour éliminer la menace. Dans une Rome livrée aux pillages et aux exactions, ce ne sera pas le moindre des dangers que devra affronter le trio réuni par le destin.
L’ouverture de ce diptyque constituait une très belle surprise. La seconde partie, en utilisant les mêmes ingrédients, ne dément pas ce sentiment. Luca Blengino s’appuie sur un contexte historique solide offrant ici un cadre apocalyptique. La quête va se dérouler dans une ville mise à sac par les mercenaires allemands, espagnols et italiens. Privés de leurs chefs et de leur solde, les Lansquenets vont s’adonner à un massacre qui durera dix mois, et c’est dans une cité au bord du gouffre que les personnages principaux, regroupés à la fin du tome précédent, évolueront. Il leur faudra décrypter le grimoire devant leur indiquer l’emplacement de l’objet convoité, tout en évitant les soldats et les chiens du Pape lancés sur leurs traces.
Ménageant le suspense jusqu’au bout, dosant habilement l’action et la tension, le scénariste emmène ses protagonistes – toujours aussi bien campés, principaux comme secondaires – jusqu’à une fin douce-amère qui sied bien à l’esprit de la série et dans laquelle l’ésotérisme n’est pas présent. Il est agréablement soutenu par le dessin d’Antonio Palma et la mise en couleur pleine de nuances de Hubert. Les acteurs ont de vraies gueules et sont reconnaissables. Le découpage et le cadrage apportent toujours autant de dynamisme et de densité. Le rendu est immersif, même si, par rapport au premier volet, certains décors semblent perdre en précision et des visages en régularité, tandis que des expressions se font trop figées.
Pour irritants qu’ils soient, ces travers ne suffisent pas à gâcher le travail des auteurs et, à moins d’être allergique à ce genre de trait réaliste, le lecteur a l’occasion de lire une aventure construite et menée intelligemment de bout en bout.
Pour les deux BD : si le scenario est bien mené et nous tient en haleine mais sans surprise , le dessin lui est tres beau mais manque un peu de mouvements et semble trop statique , fait trop " tableau " et bloque un peu le dynamisme de l'histoire , on suit avec attention mais sans etre subjugué et envouté , dommage
Pour les deux BD : si le scenario est bien mené et nous tient en haleine mais sans surprise , le dessin lui est tres beau mais manque un peu de mouvements et semble trop statique , fait trop " tableau " et bloque un peu le dynamisme de l'histoire , on suit avec attention mais sans etre subjugué et envouté , dommage
Pour les deux BD : si le scenario est bien mené et nous tient en haleine mais sans surprise , le dessin lui est tres beau mais manque un peu de mouvements et semble trop statique , fait trop " tableau " et bloque un peu le dynamisme de l'histoire , on suit avec attention mais sans etre subjugué et envouté , dommage