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évorée des yeux par les garçons de son lycée, Mao Satomi n’adresse pourtant la parole qu’à un seul d’entre eux : Harisugawa, celui qui l’a sauvé à l’école primaire. Jalousé par ses camarades, ce dernier ne profite cependant pas de la situation. Fou amoureux de la jeune fille, il craint en effet de perdre son amitié s’il dévoile ses sentiments. Résigné à ne jamais se rapprocher de sa dulcinée, il est soudain plongé dans son intimité par le biais d’un miroir dans lequel il se trouve coincé, après avoir tenté de lui éviter un accident. Harisugawa découvre bientôt que la glace lui permet de voir se qui se passe au-dehors, lorsqu'une surface réfléchissante s'y reflète. Il entre alors en contact avec Mao qui décide de l'aider. Mais il leur faudra garder le secret, faute de quoi l'adolescent restera à jamais prisonnier de l'étrange objet...
Humour, fantastique, sentiments et petites culottes sont au rendez-vous du premier tome (sur trois) d’Harisugawa au pays des miroirs. Après une planche introductive donnant le ton – entre cris, horreur et vision de rêve (pour l’intéressé du moins) -, Yasuhiro Kano revient en arrière pour présenter aussi rapidement qu’efficacement les principaux protagonistes et expliquer comment son héros a atterri là où il est. La quête, mouvementée, se met alors en place et s’agrémente progressivement de ce qui semble devenir un triangle amoureux. Pourtant, plus qu’à la résolution du problème qui a tout du prétexte, l’auteur s’attache à jouer avec les mille et une possibilités de voyeurisme offertes par la situation et cette psyché tellement facile à trimbaler partout. Ainsi, quand ce ne sont pas les dessous des jupes que le (bienheureux) Harisugawa zyeute, ce sont les corps emperlés d’eau de Mao ou de sa meilleure copine qu'il lorgne avidement, tout cela avec force saignements de nez, grimaces extatiques et hurlements (du Monsieur) évidemment. Il ne manque que la bande son, et encore. Reprenant les codes graphiques du shonen, le dessin s’avère dynamique, plutôt soigné et expressif, allant même souvent jusqu’à la caricature.
Avis aux ados mâles désireux de se rincer l’œil en rigolant : cette série est faire pour vous !
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