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entrant en train d’un entretien d’embauche réussi, Trem se retrouve pris dans une étrange tempête durant laquelle son environnement se distord de façon extravagante. D’abord perdu, il est vite éclairé par le groupe de ses « sauveurs ». Il a en effet atterri sur Temaris, une planète où les rêves deviennent réalité et qui subit de plus en plus fréquemment des phénomènes entraînant l’apparition de véritables cauchemars. Il apprend également qu’il est un « gris », c’est-à-dire qu’il a le pouvoir de donner corps à ce qu’il imagine et qu’il est particulièrement doué. De quoi intéresser l’armée locale en lutte contre ses voisins…
Ce premier volume de Dreamseekers se lit d’une traite tant le récit se révèle très vite prenant et démarre rapidement. A l’image du héros, le lecteur est ballotté de-ci de-là dans un nouvel univers riche en créatures oniriques et qu’il pénètre avec difficulté. L’absence de temps mort et le rythme soutenu tiennent en haleine de bout en bout, tout en apportant une multitude d’informations qui se bousculent en tous sens. C’est à la fois un avantage, puisque tout ennui est absent et que l’histoire est consistante, mais également un inconvénient, car les premiers renseignements n’ont pas le temps d’être digérés que d’autres surgissent déjà. Par ailleurs, si le personnage principal est bien travaillé, les habitants de Temaris qu’il rencontre restent encore assez peu fouillés et Otram dévoile seulement les traits les plus évidents de leurs caractères. Concernant le graphisme, le dessin de l’auteur est directement inspiré du manga avec un côté un peu vieillot en prime. Les grands plans sont privilégiés, de même que les cases très larges ce qui rend certaines planches un peu vides parfois, faute de détails, tandis que d’autres sont beaucoup plus fournies. Montrant généralement des formes cauchemardesques devenus réalités, ces dernières donnent un bon aperçu de l’imagination prolifique d’Otram en la matière.
Doté d’un scénario dense et malgré quelques défauts, ce premier tome de Dreamseekers tient constamment l’intérêt en éveil et se lit facilement.
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