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’impératrice Hiroyo est contestée par le seigneur Ashikaga qui bénéficie du ralliement d’une partie des daimyos du royaume. De plus, la fille du seigneur Tokugawa est assassinée par des bandits, ce qui ne manquera pas de discréditer un des principaux soutiens de la souveraine, incapable de protéger les siens. Un rônin veut se faire engager par l’ambitieux Takeda. Pour prouver sa valeur, il défie quatre samouraïs. Les capacités hors norme du guerrier solitaire rendent le combat expéditif.
La nouvelle série de Sylvain Runberg se situe dans le contexte du Japon médiéval. Dans ce premier tome, les protagonistes sont nombreux mais les principaux sont des shinobis, autrement connus sous le nom de ninjas. Toutefois, oubliez les images de guerriers masqués issues des représentations d’Hollywood. Ces hommes étaient issus d’un peuple qui échappait au pouvoir féodal en vigueur sur le reste de l’île. Ne se sentant pas tenus de suivre le code d’honneur des bushis qui imposaient des règles sociales très strictes, notamment dans l’art de combattre, ils inventèrent quantité de modalités de combat peu orthodoxes pour l’époque : l’art de l’espionnage, de la guérilla, de l’embuscade et de l’assassinat.
Le scénariste bâtit un récit plein d’action et de fureur tournant autour de luttes et d’intrigues de cour. Cette histoire demeure globalement bien classique, mais elle se parcourt avec plaisir car habilement construite et rehaussée d’un élément fantastique. En plus d’être des combattants d’exception, les trois shinobis à l’œuvre sont également des Rokurokubi. Issus du folklore japonais, ces êtres à l’apparence humaine sont en réalité des sortes de vampires qui se nourrissent de l’énergie vitale de leurs victimes – en particulier lors de rapports sexuels – et qui ont l’étrangeté d’allonger leur cou de manière démesurée.
Le dessin semi-réaliste du Chinois Xu Zhifeng dispose d'une touche de caractère qui pourra bousculer les repères des amateurs de style franco-belge conventionnel. Pourtant, une fois au cœur de l’action, ses planches se révèlent extrêmement lisibles et sa capacité à insuffler du dynamisme tout à fait appréciable. La gêne provient sans doute des visages et de certaines perspectives pas toujours justes, ainsi que des couleurs trop vives et manquant quelque peu de nuance.
Plaisante et dotée d’un final dévoilant un potentiel intéressant, cette mise en place donne envie d’en savoir plus.
Dur de faire la comparaison avec " OKKO " : tout est pareil mais en moins bien , pas d'humour , dessin moins précis , histoire conventionnelle , donc très bof
Bonjour a tous Ayant decouvert le japon des samourais ronin et autre personne grace a la superbe serie Okko cette album me replonge dans ce monde Les paysages les villes et les habitations sont superbes Nouveaux heros qui cela a sont des etres fantastiques l intrigue est un peu courte mais les dessins sont pour moi tres beaux J ai craquer sur la couverture Voila Bonne lecture