À Elronde, la plus grande place marchande du Nord, les Mercantis ne cessent de se quereller. Les Vorparlers, mercenaires au service de la maison Frasyld, redoutés car possédant des armes-démoniaques qu’eux seuls peuvent, a priori, contrôler, viennent de faire une démonstration de leur puissance contre une famille qui attaquait les convois de leur employeur. Cette vendetta est plutôt malvenue, les Mercantis ayant promis au gouverneur corrompu de la ville de se tenir à carreau le temps de la venue du prince consort Helvanger, afin d’éviter qu’il ne mette son nez dans leurs affaires. Or, il semblerait que Son Altesse ne soit pas motivée par une simple visite de courtoisie. Ce qui l’intéresse, ce sont les armes des Vorparlers, en particulier celle de Gale, réputée comme la plus puissante jamais forgée.
Les talents de conteur de Sylvain Cordurié et son amour pour les récits imaginaires (Acriborea, Ravermoon, Epée de feu,…) ne sont plus à démontrer. Avec Sword, il débute une nouvelle saga de Fantasy qui devrait plaire aux amateurs du genre. Ce premier tome est mené sur un rythme élevé. Le scénariste réalise une revue d’effectif, définit les premiers enjeux, tout en proposant une part d’action non négligeable. Certes, la recette est connue, néanmoins, la qualité des ingrédients et leur utilisation charment et éveillent l’intérêt. Nous avons ici un prince bouffi d’ambition pratiquant la magie noire, des « amazones » aussi belles qu’invincibles, un traître que l’on croyait mort et qui, plus que jamais, n’a de cesse de provoquer la destruction de ses anciens partenaires, des armes magiques – qui par certains aspects peuvent rappeler Stormbringer (voir le cycle d’Elric de Mélniboné de Michaël Moorcock) – des complots et des combats. Le tout est agréablement dosé et offre une mise en bouche équilibrée.
Cette introduction est servie par le dessin de Laci, déjà associé à Sylvain Cordurié sur Céleste noir, Sherlock Holmes & les vampires de Londres ou encore Sherlock Holmes et le Nécronomicon. Si quelques imprécisions apparaissent sur certains visages et sur certaines silhouettes dans les plans larges, le dessinateur fait preuve d’une belle maîtrise dans les scènes de combat et propose des décors remarquables par leur capacité à exprimer l’atmosphère. Sur ce dernier point, les couleurs de Simon Champelovier sont un réel apport de par leur douceur, leur côté « crépusculaire », comme si le soleil de cette contrée ne parvenait pas à s’élever dans le ciel.
Un début réussi proposant une Fantasy épique de qualité.
Super graphisme et scénario et très mauvaise surprise pas de suite à croire que seulement les séries Bobo moralistes et de drames psychologiques ont la côte. Drôle de société
Contre les ordres, le Vorpaler Gale élimine tous les membres d'un clan de renégats s'attaquant aux caravanes de marchands. Premier tome plaisant mais encore mystérieux d'une nouvelle série laci a réalisé un graphisme sublime on attend la suite avec hâte